Tuesday, November 25, 2008

La volatilité des bourses à un sommet jamais atteint


Nos amis de Bespoke Investment pointent une statistique édifiante : la variation quotidienne moyenne de l'indice S&P 500 calculée sur les 50 dernières séances boursières s'est chiffrée à 3,82%, ce qui est un record jamais atteint (voir graphique) ! Cet indice représentatif des 500 plus grandes sociétés américaines a donc connu une variation moyenne de près de 4% chaque jour, à la hausse ou à la baisse, sur les 50 dernières séances.

Quel est le bon père de famille qui sera encore enclin, dans ces conditions, à investir tout ou partie de son épargne en bourse ? Si cette situation perdure, on risque de voir les investisseurs ayant une aversion pour le risque (c'est-à-dire probablement 98% d'entre eux) déserter pour un bon bout de temps les marchés boursiers et laisser les amateurs de grands frissons (les 2% restants) s'amuser entre eux...

Monday, November 24, 2008

Sauvetage de Citigroup, aveu d'impuissance des autorités américaines...


Dans un premier temps, les autorités américaines ont tenté de résorber la crise financière en participant au sauvetage d'institutions rencontrant des problèmes spécifiques : ce fut le cas de Bear Stearns, renfloué de 30 milliards de dollars et racheté par JP Morgan avec la bénédiction du Trésor et de la Federal Reserve au mois de mars 2008.
Dans un second temps, les autorités US ont testé la recette de la non-intervention, avec le lâchage de Lehman Brothers qui n'a eu d'autre choix que de demander la protection de la loi sur les faillites à la mi-septembre, ce qui a entraîné un mouvement de panique sans précédant sur la planète financière.
Troisième volet : le plan de sauvetage global, sensé résoudre de façon complète les problèmes de l'ensemble du secteur bancaire. Ce plan de sauvetage de 700 milliards de dollars, dénommé plan Paulson, vise à débarrasser les banques de leurs actifs "toxiques" à l'origine de la crise. En éliminant le "ver dans le fruit", le Trésor comptait ainsi restaurer la confiance dans le système financier. En échange, il obtiendra des titres de propriété dans les banques aidées.
Quatrième volet : plutôt que de racheter des actifs toxiques, le Trésor tente un remède à la mode européenne, à savoir l'injection directe dans le capital des institutions financières pour un montant global de 300 milliards de dollars.
Le cinquième volet auquel nous assistons avec le sauvetage de Citigroup constitue en quelque sorte un retour à la case départ : les interventions précédentes s'étant avérées insuffisantes, le Trésor américain n'a pas d'autre alternative que de sauver à nouveau une institution en particulier, voulant éviter à tout prix le renouvellement d'un scénario à la Lehman Brothers. Et le prix est élevé : 20 milliards de dollars supplémentaires d'injection en capital (en plus de 25 milliards déjà injectés dans le cadre de l'enveloppe globale ci-dessus), et une garantie de 306 milliards portant sur un portefeuille d'actifs dépréciés.
Entretemps, 350 milliards de dollars approuvés par le Congrès dans le cadre du plan Paulson de 700 milliards de dollars ont déjà été épuisés...

La question qui vient à l'esprit est maintenant celle-ci : comme d'autres institutions financières vont très probablement venir frapper à la porte du Trésor américain pour obtenir un support complémentaire à l'image de Citigroup, le Trésor pourra-t-il indéfiniment répondre présent ?

Sunday, November 23, 2008

Le FMI revoit à la baisse ses prévisions de croissance



Le Fonds Monétaire International a revu sensiblement à la baisse ses perspectives de croissance économique pour 2008 et 2009 dans son "World Economic Outlook Update" du 6 novembre 2008.
Selon le FMI, les économies avancées vont connaître une croissance négative en 2009 à -0,25%, alors que les économies émergentes et en développement conserveront une croissance positive de +5%. Globalement, l'économie mondiale devrait connaître une expansion de 2,2% en 2009.
Par rapport aux prévisions d'octobre dernier, la révision à la baisse de la croissance prévue pour 2009 fut cependant plus importante pour les économies émergentes (-1%) que pour les économies avancées (-0,75%).

Ces révisions à la baisse de la croissance s'expliquent par plusieurs facteurs dont la chute brutale des prix de l'énergie et des matières premières, la poursuite de la crise du crédit - malgré les interventions des Etats et des Banques Centrales qui mettront un certain temps avant porter leurs fruits - et la chute sévère de la confiance des agents économiques.

Globalement, l'incertitude reste grande en ce qui concerne le niveau d'activité économique attendu dans les trimestres à venir.

Sunday, November 16, 2008

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